Updating a Family Album – Travelling Demons – From above so bellow

Octobre 2018 – Mars 2019

 

Malekeh Nayiny a étudié la photographie et les arts plastiques à Syracuse University et à l’ICP à New York. Après avoir vécu à Londres et New York, elle s’installe à Paris où elle vit depuis une quinzaine d’année.
Elle a participé à de nombreuses expositions collectives ou monographiques à Londres, New York, Barcelone, Dubai et Téhéran.

L’œuvre de Malekeh Nayiny est constituée de plusieurs séries où elle y aborde avec humour et détournement sa vie et son intimité.
Alors qu’elle vient de finir ses études aux Etats-Unis, la révolution islamique en Iran bouleverse le cours de sa vie.
Quelques années plus tard, en récupérant des objets,  fragments de vie  de ses parents décédés, elle construit Observations( 2000), une œuvre qui encadre la photographie de mariage de ses parents et lui permet de faire son deuil.
Dans son Album de famille ( 1997-2000), Malekeh, utilise des vielles photos de sa famille qu’elle scanne et travaille avec Photoshop en y intégrant des motifs de vêtement et y ajoutant de la couleur.
Une manière pour elle de faire revivre et de restaurer ces images du passé.
C’est aussi là qu’elle organise son approche autour de quatre dimensions : la documentation, la transformation, l’imagination et enfin l’identification.

Dans Travelling demons (2007), Malekeh, fait le constat à travers une démarche spirituelle que sa perception à regarder les gens est basée sur l’erreur.
Les facettes obscures des gens sont à accepter tout comme la sienne. Pour cela, il faut dit-elle « polir son miroir intérieur.
Tout ce qu’on fait est lié à notre environnement, ce qui se  passe dans le monde est relié à chaque être.
Les démons sont tout aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. »
Dans un monde basé sur la vitesse et la consommation il y a un besoin urgent de communication avec des forces spirituelles.
Les mythes modernes du culte de la jeunesse, de la beauté, de la richesse et de la performance  sont ces démons extérieurs auxquels il faut se formater.
Ses démons à elle, masques de papier mâché, rose ou noir sont plutôt gentils. Si au départ, ils l’effrayaient, elle a appris à les apprivoiser.
Les confronter a été une démarche libératrice. Les situations dans lesquelles elle les met en scène sont assez cocasses.
Portant des vêtements dont les motifs sont des organes humains, de petites culottes, de poulets, est une façon de dire que le démon commence dans nos gènes, nos cultures, nos habitudes.
L’accumulation d’artéfacts de la vie moderne fait que l’individu se perd. 
Dans certaines de ces photographies, il y a un fond imprimé d’illustrations du Shahnameh, ou livre des rois, de Ferdowsi. Rostam, le héros principal a sept missions qui lui permettront de se libérer des côtés obscurs de son être et d’atteindre le salut de l’âme.
La référence à la mythologie persane est une façon d’insister sur le besoin de mythes dont notre esprit a besoin.
Références de l’inconscient, les mythes sont des repères..  
L’exploration de l’irrationnel en traversant ses propres limites permet  de faire des démons des entités libératrices en les exorcisant et en les acceptant.

 

Michkette Krifa et Jean-Paul Carrière

Pour l’exposition « Orients sans Frontière », 2008

Espace Louis Vuitton

 

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