Premier « Atelier jardin »

Septembre 2016 – Juin 2017

 

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En créant «l’atelier jardin », le 7.5 place le jardin parisien au cœur de ce nouveau projet, en offrant cet espace à un artiste, comme source d’inspiration.

Pour cette première résidence, c’est le projet « Jungle Urbaine » de l’artiste Simon DK, qui a été retenu.

Séduits par son caractère protéiforme, nous avons choisi ce projet car au-delà de la forme classique que prendront les œuvres (dessins, photographies, sculptures, objets…), l’artiste nous propose un projet plus global. Des comptes rendus mensuels sous forme de petits textes, carnets, croquis, films, rencontres, donneront vie  à « La Jungle Urbaine » en l’ancrant dans l’espace et dans le temps.

Le 7.5, cherchant à s’inscrire dans un temps et une durée plus étirés que le rythme contemporain, il nous a semblé juste de permettre à Simon DK de faire murir « Jungle Urbaine » durant les quatre saisons. Le jardin et sa nature évoluant, il deviendra ainsi l’objet de ce « work in progress ».

 

Parallèlement à cette résidence, des travaux annexes réalisés ou pensés pour le musée Maillol, pour les Beaux-Arts et pour d’autres lieux non institutionnels, y seront associés. Un parcours artistique verra le jour en dehors des murs du 7.5 afin de déployer le territoire de « La Jungle Urbaine ».

Les membres du 7.5 seront régulièrement invités à suivre la progression de cette résidence, soit par des soirées de présentation faites par l’artiste, soit par l’envoi régulier d’informations sur son déroulement.

Remerciements chaleureux à Nadia Candet.

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La Jungle Urbaine

Dans la jungle des grattes ciels citadins, l’homme est dépassé, englouti, réduit à un semblant d’être face aux buildings envahissants. Les bras des tunnels, tels des lianes enserrent la ville. Le bourdonnement des transports résonne comme le son d’une respiration mécanique. Le serpent du métropolitain parcoure et fractionne la cité. Les hommes, comme des fourmis, se pressent pour faire vivre une ville qui ne dort plus. Un écosystème. Une jungle urbaine. Des faisceaux de lumière entre les feuillages verts. Une maîtrise technique du dessin qui, sans être illusionniste, crée l’image de mondes nouveaux, où la nature devient motif. Une aquarelle ou une sculpture de Simon DK sont comme un “ papier peint (…), l’instrument du rêve, de l’évasion, parfois de l’hallucination.” (Jean-Louis Gaillemin). Loin de l’agitation citadine, l’artiste offre au regardeur un espace naturel et luxuriant, ouvrant une fenêtre sur un monde ondoyant dans lequel on aimerait plonger. Au cœur de la ville, dans un jardin, Simon DK transporte le visiteur, recrée un espace temps et laisse les indices, les traces, d’une nature qui engloutirait le monstre fumant : la ville. Dans un lieu sacralisé il donne vie à une nature nouvelle, maîtrisée, inventée, repensée. La main indiscernable de l’artiste, de l’homme, est inséparable de l’oeuvre et permet l’éclosion d’un nouvel écosystème “où l’espace est plus bleu et plus profond, où l’atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine” (Charles Baudelaire, Un hémisphère dans une chevelure, le Spleen de Paris, 1869). Dans une mixité foisonnante, une fusion des groupes, l’artiste toujours entouré, fait se confondre inspirations et partage. La jungle urbaine est alors une atmosphère, générée par la rencontre. La ville ré accaparée par ces habitants, devient jungle, l’espace investi, un théâtre de verdure. Les visiteurs s’imprègnent de l’essence même du travail de Simon DK, et son travail génère dès lors une “Équipe de dingue dans la jungle urbaine, frelon. (Un) parfum de bière et de peinture fraîche” (S-Crew, la jungle urbaine).

Pauline Pavec et Camille Frasca

 

 

 

 

 

 

 

 

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